Toutes nos destinations

Le blog

Blog Islande

L'Islande et l'UE : je t'aime moi non plus

En 2015, l'Islande annonce le retrait de sa candidature à l'Union européenne. © Milan Szypura/Haytham-REA/Comptoir des Voyages
En 2015, l'Islande annonce le retrait de sa candidature à l'Union européenne. © Milan Szypura/Haytham-REA/Comptoir des Voyages

Par Fred

04 mars 2020

Le feuilleton du Brexit a tenu l'Union européenne en haleine depuis le référendum de juin 2016. Mais un autre, tout aussi passionnant pourrait bien lui succéder : celui de l'entrée de l'Islande dans l'UE.

Les conséquences de la crise de 2008

En 2008, l'Islande connaît une crise financière sans précédent. Le système bancaire est en… banqueroute et l’endettement du pays est impressionnant. Même le Fonds monétaire international ne parvient pas à aider le gouvernement à surmonter les difficultés.
Le pays fait donc acte de candidature en juillet 2009 pour intégrer l’Union européenne. L'Europe apparaît alors comme l'unique bouée de sauvetage. Et une entrée dans l’euro comme un remède à la dépréciation de la couronne, qui avait perdu jusqu’à 50 % de sa valeur au plus fort de la crise.

2009-2015 : la candidature de l'Islande

Les négociations démarrent dès 2010. La candidature de l'Islande est alors certaine. Son dossier apparaît en effet tout à fait recevable d'autant que le pays a déjà intégré quelque 70 % de la législation européenne.
C'était sans compter sur les Islandais. Ceux-ci envoient un signal fort dès mars 2010. Par référendum, ils rejettent un projet d'accord financier avec Londres et La Haye : le « non » emporte 93,2 % des suffrages. Ce résultat aboutit de fait à une remise en question de la candidature de l'Islande.
S'ajoute l'épineuse question des quotas de pêche. L’activité reste l’un des principaux vecteurs de l’économie de l’île. Il n’est pas question pour les Islandais de se plier à des règles édictées par des pays qui viennent pratiquer la pêche à proximité de ses rives. Contre l'avis de Bruxelles, l'Islande décide donc de relever ses quotas.
Enfin, l'Islande sort peu à peu de la crise. La reprise est certes timide mais elle est bien là. Le taux de chômage diminue, les dettes sur les biens immobiliers des particuliers sont en partie effacées et le tourisme est en plein boom. L'Islande estime donc ne plus avoir besoin de l'Union européenne.
En 2013, la victoire d’une coalition de centre-droit eurosceptique met fin aux négociations en vue de l’entrée de l’Islande dans l’UE. L'Islande retire officiellement sa candidature à l'adhésion en mars 2015.
Les quotas de pêche sont l'un des points de friction entre l'Islande et l'Union européenne. © Milan Szypura/Haytham-REA/Comptoir des Voyages
Les quotas de pêche sont l'un des points de friction entre l'Islande et l'Union européenne. © Milan Szypura/Haytham-REA/Comptoir des Voyages

Un partenaire essentiel de l'Union européenne

L'Islande reste l'un des partenaires les plus proches de l'UE. Ainsi l'Islande appartient depuis 1994 à l'Espace économique européen (EEE). À travers l'EEE, le pays est aussi membre  d'un grand nombre d'agences européennes et participe à des programmes dans les domaines de l'entreprise, l'environnement, l'éducation ou la recherche. L'Islande a également adhéré à l'espace Schengen en 1996.En 2017, un nouveau gouvernement est formé suite au scandale des Panama Papers. Au cours des négociations, resurgit l'idée d'un référendum sur l'adhésion de l'Islande à l'Union européenne mais celui-ci ne verra finalement jamais le jour…
Nos 13 idées de voyage

Islande