Les coquelicots du mois de novembre

Posté le 9 novembre 2018 par Alexandra
Les coquelicots sont vendus pour soutenir les anciens combattants. © Alexandra Nicolas
Les coquelicots sont vendus pour soutenir les anciens combattants. © Alexandra Nicolas
Si vous voyagez dans l'Ouest canadien début novembre, il y a de fortes chances que vous croisiez une personne arborant un coquelicot sur le revers de son manteau. N'y voyez pas là la nostalgie des beaux jours. Ces poppies, comme on appelle les coquelicots en anglais, sont une manière de se souvenir des soldats canadiens tués au combat pendant la Première Guerre mondiale. Chaque année, ils réapparaissent dans les jours précédant le 11 novembre, appelé Remembrance Day au Canada.

Le Canada dans la Première Guerre mondiale

Le 4 août 1914, la Grande-Bretagne entre en guerre contre l'Allemagne. Bien qu'État souverain depuis 1867, le Canada se retrouve automatiquement engagé dans la Première Guerre mondiale. L'engagement canadien est massif. Sur une population de 8 millions d’habitants, le Canada envoie en effet un contingent total de 630 000 soldats. Parmi eux, 60 000 hommes ne ne reviendront pas.
La Colombie-Britannique est la province qui contribue le plus à l’effort de guerre par rapport à sa population. Un habitant sur sept va s'enrôler. Du côté des populations immigrées – Chinois, Japonais, Sikh – la volonté de s’enrôler est la même mais le gouvernement canadien décline leur offre.
Une fois constituée, les troupes sont envoyées au Québec pour être formées avant de partir combattre en Europe.
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Le 48e bataillon du CEC, le Corps expéditionnaire canadien
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Edith et Barbara, anciennes combattantes de la Deuxième Guerre mondiale © Alexandra Nicolas

Les coquelicots de la bataille d’Ypres

La tradition des coquelicots provient d'un poème écrit en 2015. Au lendemain de la bataille d'Ypres, le soldat et médecin John McCrae est profondément marqué par la mort d’un de ses amis. C'est alors qu'il remarque les coquelicots fleurissant parmi les tombes des soldats récemment enterrés. Les fragiles fleurs écarlates lui inspirent alors le poème Au champ d'honneur.
En novembre 1918, l'Américaine Moina Michael, se souvenant de ce poème a l'idée de fabriquer et vendre des coquelicots pour soutenir les vétérans de la Grande Guerre. Peu à peu le port du coquelicot en souvenir des horreurs de la guerre gagne tout le monde anglo-saxon. Ainsi, le gouvernement canadien adopte cette fleur comme symbole officiel du Jour du Souvenir en 1921.De passage à Victoria début novembre, nous avons croisé Edith et Barbara, anciennes combattants de la Seconde Guerre Mondiale. Comme tous les ans, elles s'investissent dans la vente de coquelicots en papier. Les bénéfices apportent un soutien financier. Portés sur le cœur, les coquelicots quant à eux servent à ne pas oublier.

In Flanders Fields (Au champ d’honneur)

  • In Flanders fields the poppies blow
  • Between the crosses, row on row
  • That mark our place; and in the sky
  • The larks, still bravely singing, fly
  • Scarce heard amid the guns below.
  • We are the dead. Short days ago,
  • We lived, felt dawn, saw sunset glow,
  • Loved and were loved and now we lie
  • In Flanders fields.
  • Take up our quarrel with the foe:
  • To you, from failing hands, we throw
  • The torch; be yours to hold it high.
  • If ye break faith with us who die
  • We shall not sleep, though poppies grow
  • In Flanders fields.
photo principale : Les coquelicots sont vendus pour soutenir les anciens combattants. © Alexandra Nicolas
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