Canada vs France : les différences du quotidien

Posté le 22 mars 2018 par Alexandra
Scène de la vie quotidienne au Canada © David Giral / REA
Scène de la vie quotidienne au Canada © David Giral / REA
Alexandra est notre Greeter à Vancouver. Française, elle est arrivée en Colombie-Britannique en 2009 et a obtenu la citoyenneté canadienne en 2015. Elle revient sur ses premiers mois au Canada et les différences qu'elle a pu observer entre son quotidien en France et celui au Canada.

Faire ses courses

La première différence qui frappe c’est que tous les magasins sont ouverts le dimanche. Je m’y suis faite rapidement et vu le nombre de gens qui font leurs courses ce jour-là, je ne dois pas être la seule à trouver ça pratique !
Par contre, dimanche ou pas, ce n’est pas la peine de chercher une bouteille d’alcool dans son supermarché : l’alcool étant un monopole provincial, il est distribué via des magasins gérés par l’Office des alcools de Colombie-Britannique, le BC Liquor Board (l’équivalent de la SAQ au Québec). Il existe des magasins indépendants mais qui doivent eux aussi se fournir auprès du BCLB. Des discussions sont en cours au niveau provincial pour ouvrir la distribution aux supermarchés mais pour l’instant cela n’a pas l’air d’avancer.
Par contre ce qui a considérablement avancé, c’est la  vente de cannabis : depuis quelques mois les magasins ont fleuri un peu partout à Vancouver car la vente de ce produit pour un usage médical est permise. Au niveau fédéral, le gouvernement du Canada s’est engagé à légaliser la marijuana au 1er juillet 2018.
blog Canada – Vancouver – BC liquor store
Au Canada, la vente d'alcool est un monopole provincial. © Alexandra Nicolas

Payer ses factures

Une autre différence du quotidien et non des moindres ce sont les factures d’électricité et de téléphone. Autant l’électricité est bon marché, en moyenne 20 CAD par mois pour 70 m2, du fait que le Canada dispose de vastes ressources hydro-électriques, autant le téléphone et internet sont extrêmement chers : en moyenne 70 CAD par mois pour internet et  80 CAD par mois pour un abonnement cellulaire qui couvre le Canada. Deux principaux opérateurs se partagent le marché de la téléphonie mobile (Telus et Rogers, avec chacun leur offre low-cost : Koodo / Fido) et en l’absence d’un troisième opérateur c’est le consommateur qui paie ! Heureusement qu’il y a Skype et Whatsapp !

La vie de bureau

Dans la vie professionnelle aussi les différences sont notables, à commencer par le processus de recrutement qui est très rapide : de mon expérience (3 postes), entre 2 à 4 entretiens répartis sur un mois. Avec une période de préavis de 2 semaines (y compris pour les postes à responsabilité), changer de job peut se faire très rapidement. Le pendant de la rapidité du processus de recrutement c’est la rapidité du processus de licenciement : officiellement 2 semaines, mais bien souvent l’entreprise paie le préavis à l’employé en lui disant de rester chez lui.
Une fois dans la place, les rythmes de travail et de paie sont également différents : 2 à 3 semaines de vacances par an avec des journées plus courtes : 8 h 30-17 h. Pour la paie, c’est 2 fois par mois. Le montant est bien sur moindre que lorsque l’on est payé à la fin du mois, mais pour la trésorerie, être payée toutes les deux semaines, c’est vraiment top !La cerise sur le gâteau c’est le fait que l’impôt sur le revenu est prélevé à la source (plus simple à gérer) et que quand on fait sa déclaration d’impôt au mois d’avril on s’aperçoit que le gouvernement canadien va vous rembourser un trop-perçu ; généralement le chèque arrive mi-mai, idéal pour s’offrir un week-end sur l’île de Vancouver !
photo principale : Scène de la vie quotidienne au Canada © David Giral / REA
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