SOMMAIRE
CHIKUNGUNYA DANS LE SUD-EST ASIATIQUE (Novembre 2008)
GRIPPE AVIAIRE AU LAOS (Septembre 2008)
PREVENTION DU PALUDISME EN AFRIQUE SAHELIENNE (mai 2008)
SYNDROME MAINS-PIEDS-BOUCHE EN ASIE (mai 2008)
PALUDISME AUX BAHAMAS (avril 2008)
DENGUE À RIO DE JANEIRO (avril 2008)
FIÈVRE JAUNE EN AMERIQUE LATINE (avril 2008)
EPIDEMIE DE MENINGITE AU BURKINA-FASO (février 2008)
FIÈVRE JAUNE [BRÉSIL-ARGENTINE-PARAGUAY] (février 2008)
DENGUE AUX ANTILLES (novembre 2007)
MISE AU POINT VACCINATION FIEVRE JAUNE (novembre 2007)
PALUDISME EN JAMAIQUE (mai 2007)
GRIPPE AVIAIRE EN JANVIER 2007
SANTE DANS LE MONDE ("Etat des lieux" en Septembre 2006)
CHIKUNGUNYA DANS LE SUD-EST ASIATIQUE (Novembre 2008)
Depuis quelques mois, une épidémie de Chikungunya se développe en Indonésie, en Malaisie, en Thaïlande et à Singapour,
après avoir atteint les états du sud de l'Inde. Comme la dengue le risque est potentiel dans toute la région (Vietnam, Laos, Cambodge,
Myanmar). Si elle n'a pas la gravité de l'épidémie de 2006 dans l'Océan Indien (Réunion, Maurice, Comores) si l'on s'en tient au nombre
de malades rapporté à l'étendue des régions atteintes, sa coexistence possible avec la dengue et le paludisme (autres maladies transmises
par des moustiques) justifie de rappeler l'importance de la protection individuelle contre les piqûres aussi bien dans la journée que la
nuit par des répulsifs pour le corps, les vêtements et les moustiquaires. Il n'existe aucun vaccin pour ces maladies ; leurs symptomes
peuvent être voisins (fièvre, douleurs articulaires et musculaires) et doivent entrainer une consultation médicale.
GRIPPE AVIAIRE AU LAOS ( Septembre 2008)
Un foyer de grippe aviaire vient de se déclarer dans le nord de la province de Luang-Prabang.
La ville de Luang-Prabang et ses proches environs ne sont pas concernés. Il est conseillé aux voyageurs d'éviter les déplacements dans le nord de la province et de respecter les consignes habituelles: ne pas visiter de marchés aux volailles ni d'élevages de tous volatiles, ne pas assister à des combats de coqs. Rappelons que sont essentiellement exposés les populations en contact prolongé avec des volailles malades dans des conditions d'hygiène précaires et qu'il n'existe pas de risque à consommer la viande ou les oeufs cuits.
PREVENTION DU PALUDISME EN AFRIQUE SAHELIENNE (mai 2008)
Le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad qui étaient encore dans le groupe 2 sont passés dans le groupe 3 en raison de la résistance du parasite responsable aux traitements préventifs jusqu'alors conseillés. Pour le voyageur, la Savarine devient insuffisante et la protection doit être assurée par la prise de Malarone ou Lariam, sur prescription médicale, sans négliger la protection individuelle contre les piqûres de moustiques.
SYNDROME MAINS-PIEDS-BOUCHE EN ASIE (mai 2008)
Une épidémie de cette maladie infantile virale, fébrile et éruptive, habituellement bénigne, évolue actuellement en Chine dans la province de Anhui, mais aussi à Taïwan, à Singapour, en Malaisie et au Vietnam. La sévérité inhabituelle de cette épidémie semble due à la conjonction de la virulence des agents responsables (coxsackies et enterovirus) et à de mauvaises conditions d'hygiène.
L'enfant voyageur devra observer, plus que jamais les règles habituelles (en particulier le lavage fréquent des mains) et, bien sûr éviter le contact avec un enfant malade.
PALUDISME AUX BAHAMAS (avril 2008)
Depuis 2006, aucun cas de paludisme n'avait été signalé sur l'île de Great Exuma. Or, depuis janvier, il est réapparu sur cette île où 2 touristes ont été atteints, ce qui semble peu, mais suffisant pour conseiller une prévention médicamenteuse complémentaire de l'utilisation de répulsifs ( Malarone ,sur prescription médicale, à prendre pendant la durée du séjour et les 7 jours suivants). Sur les autres îles, où aucun cas de paludisme n'a été signalé, la protection individuelle contre les piqûres de moustiques est suffisante.
DENGUE À RIO DE JANEIRO (avril 2008)
Une épidémie de dengue frappe actuellement Rio de Janeiro, ses favelas mais aussi son centre-ville.
La seule prévention est la protection contre les piqûres autant le jour que la nuit : répulsifs, vêtements couvrants, moustiquaires ou air conditionné. Il faudra éviter les zones d'eau stagnante fréquentes en cette saison pluvieuse (flaques, bassins, stocks de vieux pneus) où peuvent se multiplier les moustiques malgré la campagne d'éradication des larves, mise en place par les autorités sanitaires.
Il n'existe pas de vaccin contre cette maladie fébrile et douloureuse, rarement grave mais dont le risque de complications hémorragiques impose de bannir l'aspirine du traitement de toute fièvre en zone tropicale.
FIÈVRE JAUNE EN AMERIQUE LATINE (avril 2008)
L’épidémie de fièvre jaune qui sévit depuis quelques mois au Brésil, au Paraguay, en Argentine, au Pérou et en Bolivie, semble s’accentuer même si le nombre de malades atteints reste peu élevé (quelques dizaines pour chacun des pays). Des campagnes de vaccination des populations sont en cours.
Le Règlement Sanitaire International reste, aujourd’hui, flou, quant à l’obligation ou à la recommandation de vaccination des voyageurs aux arrivées. Il est probable que l’évolution se fera vers l’obligation dans les prochains mois.
Pour le voyageur non vacciné ou vacciné depuis plus de 10 ans, en l’état actuel du risque (faible) de maladie et du ratio bénéfice-risque de la vaccination, nos conseils seront de se faire vacciner. La primo-vaccination des seniors n’étant pas exempte de risque, ils pourront produire un certificat de contre-indication.
Vacciné ou pas, le voyageur ne devra pas négliger la protection individuelle contre les piqûres des moustiques vecteurs de la maladie.
EPIDEMIE DE MENINGITE AU BURKINA-FASO (février 2008)
Comme chaque année pendant la saison sèche dans les pays du Sahel, est arrivée une épidémie de méningite, grave problème de santé publique au Burkina-Faso, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal.
Cette année l'épidémie semble particulièrement sévère au Burkina -Faso où une vaste campagne de vaccination des populations a été mise en place.
Quels risques et quelles préventions pour les voyageurs? Avant tout, il faut essayer d'éviter les foyers où flambe la maladie (très contagieuse par contact direct).
La vaccination par le vaccin tetravalent Mencévax doit être faite dans un centre agréé (CVI).
Dans l'état actuel de l'épidémie, on le conseillera plutôt que le classique vaccin contre les méningites A+C.
En l'absence de vaccin, en cas de contact avec des malades, un traitement antibiotique préventif devra être prescrit.
Ces mesures de prévention, si elles sont nécessaires, doivent être suffisantes pour permettre au voyageur de partir vigilant mais tranquillisé.
FIÈVRE JAUNE EN AMÉRIQUE DU SUD [ BRÉSIL-ARGENTINE-PARAGUAY ] (février 2008)
Après deux années d'accalmie, la fièvre jaune fait un retour en force dans plusieurs états du nord et du centre-ouest du Brésil ( états du Minas Gerais, du Maranhao, de Bahia ,du Parana, de Santa Catarina, du Rio Grande do Sul, et de la périphérie de Brasilia). Cette épidémie touche aussi les régions forestières du Paraguay et du nord de l'Argentine (en particulier la région des chutes d'Iguaçu).Une campagne de vaccination des populations est mise en place depuis décembre.
Qu'en est-il du risque pour le voyageur ?
La contamination peut se faire par contact (peu probable) avec un singe malade (l'épizootie est beaucoup plus importante que l'épidémie) ou par piqûre de moustique infecté (importance de la protection par répulsifs efficaces, vêtements couvrants et moustiquaires imprégnées).
Quant à la vaccination contre la fièvre jaune (Stamaril), en l'absence, actuellement, d'obligation légale, nous confirmons la mise au point que nous avons faite dans les "News-santé de novembre 2007 :
voyageurs vaccinés depuis moins de 10 ans : aucun risque pour eux, le vaccin étant totalement efficace.
voyageurs vaccinés depuis plus de 10 ans : faire une revaccination dans un centre agréé de vaccination, même si une protection persiste au delà de la validité légale).
voyageurs jamais vaccinés contre la fièvre jaune: c'est dans ce cas (et dans ce cas seulement) que peut se discuter l'opportunité d'une primo-vaccination, en fonction du ratio bénéfice-risque, en particulier chez les seniors, quant on sait qu'un nombre non négligeable d'accidents post-vaccinaux ont été décrits chez les plus de 60 ans.
DENGUE AUX ANTILLES (novembre 2007)
La dengue est présente en permanence aux Antilles, mais depuis le mois de septembre, l'augmentation progressive du nombre de cas en Martinique et en Guadeloupe mais aussi dans les petites îles( un peu moins à Saint Martin et à Saint Barthélémy) justifie une information des voyageurs.
La dengue est une maladie virale fébrile, transmise par la piqûre d'un moustique, contre laquelle il n'existe ni traitement (autre que symptomatique), ni vaccination.
La seule mesure de prévention est la protection contre les piqûres de moustiques par un répulsif efficace ( Insect Ecran, Repel Insect, Mosiguard....), aussi bien le jour que la nuit. Rappelons que la possibilité (rare) de formes hémorragiques, justifie, en cas de fièvre inexpliquée, d'utiliser du paracétamol (Doliprane, Efferalgan....), plutot que de l'aspirine.
Mise au point Vaccination Fièvre Jaune (novembre 2007)
La Fièvre Jaune, maladie virale, transmise par piqûre de moustique, grave, souvent mortelle, qui sévit (ou peut sévir) dans la majorité des pays des zônes intertropicales d'Afrique sub-saharienne et d'Amérique du Sud, peut être prévenue efficacement par la vaccination.
La Règlementation Sanitaire Internationale (RSI) la rend obligatoire pour les voyageurs dans la majorité de ces pays.
La publication récente d'accidents post-vaccinaux très rares mais graves (voire mortels) ne la remet pas en cause mais justifie une information sur ses risques et son opportunité.
Les centres de vaccination internationale, seuls habilités à la pratiquer, en informent maintenant les voyageurs.
La souche virale du vaccin utilisée en France (*Stamaril) semblant plus sûre, il est souhaitable de se faire vacciner avant le départ, plutôt que de devoir subir une vaccination à l'arrivée.
Les accidents observés ont concerné des primo-vaccinations de seniors mais pas leur revaccination. On peut donc considérer que, le risque vaccinal étant minime chez les jeunes voyageurs, on doit leur conseiller de se faire vacciner, pour des voyages où la maladie est présente, même si la vaccination n'y est pas obligatoire, (ils seront protégés pendant 10 ans légalement, et plus longtemps immunologiquement).
Quant aux seniors jamais vaccinés devant se rendre dans un pays où la vaccination est obligatoire, le difficile choix entre risque ( faible, il est vrai) d'accident grave post-vaccinal et risque (aussi faible) de contracter la maladie, nous amènera aux conseils suivants :
soit subir la vaccination en cas de voyage obligé
soit produire aux autorités sanitaires locales un certificat de contre-indication dont, dans l'état actuel du RSI, on ne peut être sûr qu'il soit accepté
soit changer de destination. Ce dernier conseil, pour peu audacieux qu'il soit, (mais principe de précaution oblige!), nous parait être le plus raisonnable.
Paludisme en Jamaïque (mai 2007)
Le paludisme était considéré comme étant absent en Jamaïque depuis de nombreuses années, même si quelques cas sporadiques étaient décrits dans la population. L'augmentation récente du nombre de cas et leur apparition chez des touristes doit inciter à une vigilance plus grande. Sont concernés plus les voyageurs itinérants que ceux qui séjournent dans les luxueux complexes résidentiels.
La protection individuelle contre les piqûres de moustiques reste d'autant plus capitale que la dengue est florissante sur toute l'île. En fonction du voyage, on devra donc lui adjoindre un traitement préventif par Nivaquine, voire Savarine (sur presciption du médecin consulté).
Grippe aviaire en janvier 2007
L'apparition de nouveaux foyers animaux et de nouveaux cas humains en Egypte, en Indonésie, au Vietnam et au Japon ne modifie pas les risques pour les voyageurs dans ces pays. L'Institut Pasteur d"Ho-Chi-Minh Ville vient de publier les résultats d'une étude quantifiant le risque : seuls ont été contaminés des gens ayant dans les 7 jours précédant l'apparition des symptômes, manipulé des volailles malades ou mortes dans des conditions d'hygiène précaires.
Ces situations n'ont aucune raison d'être rencontrées par les voyageurs, s'ils observent les consignes maintenant connues de tous.
Santé dans le monde ("Etat des lieux" en Septembre 2006)
Notre mission reste de vous informer de la réalité des risques sanitaires dans le pays où vous allez voyager. L'existence d'épidémies locales ne signifie pas nécessairement que le risque soit important pour le voyageur, mais plutôt qu'il nécessite des mesures d'information et de prévention.
Les meilleurs exemples en ont été la grippe aviaire et le "chikungunya".
Les populations locales ont été (et continueront à être) touchées alors que les touristes ne le sont (et ne le seront vraisemblablement) pas ou peu.
Le principe de précaution (qui ne connait pas la nuance) exprime une information brute qui ne quantifie pas le risque.
Rassurons les voyageurs en leur rappelant que les maladies parasitaires ou infectieuses se situent dans les statistiques, très loin derrière les causes traumatiques, les accidents cardio-vasculaires et d'autres affections non "exotiques".
Où en est-on à l'automne 2006?
Paludisme
Pas de modification majeure dans la distribution géographique de la maladie sauf pour les Bahamas où l'alerte a été levée en Août.
Il faut noter l'augmentation préoccupante des cas de paludisme importé (majoritairement des pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre), survenant chez des voyageurs (touristes et migrants) ayant insuffisamment observé les mesures de prévention (moustiquaires, répulsifs, traitement préventif)
Grippe aviaire
Elle demeure une très grave préoccupation sanitaire dans tout le sud-est asiatique (les foyers de volailles malades y sont les plus nombreux en Indonésie), mais tant que le virus H5N1 ne mute pas en un virus transmissible d'homme à homme la menace reste localisée aux populations vivant dans la promiscuité des volailles infectées. La prévention que nous avons maintes fois répétée dans nos "news" reste suffisante pour éviter tout risque de contamination.
Dengue et Chikungunya
La transmisssion par piqûre de moustiques, les régions à risque et la prévention étant les mêmes pour ces deux maladies, il est capital d'utiliser partout en zône tropicale, une protection efficace contre les piqûres. Le Chikungunya pourrait se "réactiver" prochainement dans l'Océan Indien, et il reste très présent dans de nombreux états de l'Inde. La prolifération rapide de la maladie l'hiver dernier dans des zônes humides plutôt insalubres, fait espérer une moindre gravité en cas d'épidémie prochaine après éradication des foyers larvaires et les conseils aux populations.
Quant aux autres risques sanitaires et épidémies locales que nous avons évoqués tout au long des mois passés, si elles peuvent se réactualiser elles n'ont pas d'actualité à court terme.
Nous restons "à l'affût" des informations que nous répercutons sur notre site dès lors que nous pensons qu'elles peuvent représenter un risque sanitaire pour le voyageur.