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News Santé en voyage

Les news du docteur Michel ADIDA**diplômé universitaire de Médecine des voyages. Chargé de cours Universités Paris VI et VII.

Les informations personnelles concernant les visiteurs de nos pages santé sont confidentielles. Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicable en France.


La publication d'informations épidémiologiques par nos sources de références (OMS, ministère des Affaires étrangères, institut de Veille Sanitaire, Institut Pasteur, société de Médecine des voyages...), nous amène à des mises à jour régulières en fonction de notre estimation du risque pour le voyageur.


Dernière mise à jour : 05/01/2012 11:44:26

  1. GRIPPE AVIAIRE EN AFRIQUE DU SUD (septembre 2011)
    • Depuis le mois d'avril dernier, une épidémie de grippe aviaire touche les élevages d'autruches des régions d'Oudtshoorn et Little Karoo dans la province du Cap occidental. Les fermiers ont dû abattre plus de 30000 autruches, ce qui constitue pour eux une vraie catastrophe économique. Compte tenu de la rigueur sanitaire des élevages de la région, le risque est minime pour les voyageurs (aucun cas chez les fermiers, contrairement à ce qui s'est passé en Asie du Sud-Est). Rappelons que la transmission à l'homme (par voie aérienne et jamais digestive) ne peut se faire que par contact direct, répété et prolongé avec des animaux morts ou malades, La consommation de viande d'autruche ou d'oeufs cuits ne présente aucun risque, le virus étant détruit à 70°. Il sera raisonnable, en cas de voyage prochain en Afrique du Sud, de s'enquérir de la présence ou non de la maladie dans les fermes de la province avant de parcourir les 500 kilomètres qui séparent les villes du Cap et d'Oudtshoorn.
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  2. BACTERIES MULTIRESISTANTES (juin 2011)
    • L'apparition il y a quelques années de bactéries résistantes à la plupart des traitements, leur multiplication sur tous les continents et, en particulier en Asie et en Afrique, peuvent exposer les voyageurs à ce risque nouveau responsable de maladies initialement peu graves, qui le deviennent devant l'inefficacité des thérapeutiques. Si la prévention collective relève essentiellement du bon usage par les médecins des traitements antibiotiques, la plus importante des mesures individuelles de protection reste le lavage des mains: lavage fréquent, prolongé (au moins 30 secondes) de préférence avec une solution hydroalcoolique, qui doit, aujourd'hui être présente dans la trousse des voyageurs. Toute fièvre du retour doit amener à une consultation en précisant au médecin (comme pour les maladies "exotiques', le paludisme, en particulier) l'itinéraire du voyage.
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  3. DILEMME ENTRE RECOMMANDATIONS ET OBLIGATIONS DE LA VACCINATION CONTRE LA FIEVRE JAUNE (mai 2011)
    • L’OMS vient de publier les cartes des recommandations de la vaccination contre la fièvre jaune dans les régions à risque d’Afrique et d’Amérique latine (voir ci-dessous). Mais ces recommandations doivent être distinguées des obligations légales qui sont régies par le Règlement Sanitaire International (RSI). Prioritairement édicté pour protéger les habitants des pays hôtes, il se préoccupe moins du risque pour les voyageurs.
      Là est l’ambigüité qui peut exister entre la présence possible de la maladie et la non obligation vaccinale à l’arrivée. Certains pays, même si la fièvre jaune peut y sévir, n'exigent pas la vaccination pour les voyageurs arrivant directement d'Europe, d'Asie, d'Australie ou d'Amérique du Nord, mais l’exigent pour ceux qui ont récemment séjourné, même simplement transité plus de 12 heures dans un des pays infestés d'Afrique ou d'Amérique latine ( en « rouge » et « hachurés » sur les cartes), même si la vaccination n'y est pas obligatoire. .

      L’évolution non prévisible des législations locales, la durée de 10 années de validité légale et surtout la gravité de la maladie doivent être des arguments pour recommander la vaccination, qu'elle soit obligatoire ou simplement recommandée, à tous ceux qui vont voyager dans des régions à risque (en l'absence de contre- indications, en particulier de la primo-vaccination des seniors), ..
      Les informations quant aux obligations et aux recommandations sont actualisées dans nos fiches-santé des pays concernés.sur notre site web.
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  4. LE POINT SUR LA DENGUE (août 2010)
    • Les médias audio-visuels diffusent de nombreuses informations sur l'épidémie de dengue qui sévit actuellement en Guadeloupe et en Martinique, mais aussi dans toute la région caraïbe et même en Floride.
      C'est pour nous l'occasion de faire un point sur cette maladie en extension sur tous les continents. Initialement cantonnée aux régions intertropicales d'Amérique, d'Asie et d'Afrique, on la retrouve maintenant sur les cinq continents (y compris, donc l'Europe et l'Australie).
      Elle est due à un virus transmis par la piqûre d'un moustique (Aedes aegypti voisin d'aedes albopictus vecteur du chikungunya).
      La maladie, bénigne dans l'immense majorité des cas, revet la forme d'un syndrome grippal sévère (fièvre, maux de tête, douleurs musculo-articulaires et éventuellement éruption cutanée).Elle guérira en quelque jours avec un traitement symptomatique (Paracétamol plutôt qu'aspirine qui pourrait favoriser l'apparition de complications hémorragiques).
      Il n'existe pas de vaccination du fait de l'existence de 4 variantes du virus (sérotypes 1,2,3 et 4) qui ne donnent pas d'immunité croisée. La prévention passe par des mesures de protection collective et individuelle.

      • protection collective: lutte contre les moustiques par pulvérisation d'insecticides, destruction des gîtes larvaires dans les eaux stagnantes même de superficie réduite (soucoupes de pots de fleurs, vieux pneus...). Ces mesures concernent plus les populations locales que les voyageurs
      • protection individuelle par l'utilisation pendant tout la journée (aedes pique le jour contrairement à l'anophèle vecteur du paludisme) de répulsifs actifs (à base de DEET 35/35, citriodiol....). Les produits plus naturels comme la citronelle, la lavande ou la vitamine B1 ont une activité minime. Le conseil de port de vêtements couvrants est souvent mal adapté aux températures ambiantes.
      • l'utilisation de moustiquaires imprégnées ne sera justifiée que dans les régions d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine ou le risque de dengue cohabite avec celui de paludisme
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  5. LA NINA EN AMERIQUE DU SUD (août 2010)
    • Dû à un courant froid dans l'Océan Pacifique, les températures ont chuté d'environ 10° sur tout le continent et en particulier sur les régions andines mais aussi amazoniennes du Pérou.
      Il en est résulte une multiplication des cas d'affections respiratoires sévères touchant surtout les enfants des populations logées précairement.
      Si le risque concerne peu les voyageurs, il devront cependant s'attendre, jusqu'à la fin de l'hiver austral, à être confrontés à des températures et à des vents froids inhabituels.
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  6. CARNET DE SANTE ELECTRONIQUE (juillet 2010)
    • La possibilité pour chaque voyageur de créer son Carnet de Santé électronique a été récemment mise en ligne sur le site http://www.Carnet-Sante.com. Le téléchargement est gratuit.
      Il permet de collecter les informations de santé, concernant le voyageur et qu'il souhaite mettre en ligne: vaccinations, pathologies antérieures, traitements suivis mais aussi coordonnées de proches à contacter, du médecin traitant, des assurances (SS, mutuelles, assistance)
      Les informations, lues avec un code d'accès, peuvent être consultées à distance, sauvegardées sur ordinateur, transférées sur téléphone portable ou clé USB.
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  7. CHOLERA AU CAMBOGE ET AU VIETNAM (février 2010)
    • Une épidémie de choléra touche actuellement plusieurs provinces du Cambodge, dont Phnom-Penh et les régions voisines de Siem-Reap (Angkor) et le delta du Mekong dans le sud du Vietnam.
      Le risque sera minime pour les voyageurs observant les règles habituelles de prévention des maladies d'origine alimentaire : eau capsulée, aliments suffisamment cuits, fruits pelés, lavage fréquent des mains.
      La persistance au delà de 2 jours d'une diarrhée fébrile résistant à la prise de pansements intestinaux type Smecta, voire d'anti-secretoires (Imodium, Tiorfan) justifiera une consultation médicale.
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  8. DENGUE AUX CHUTES D'IGUACU (février 2010)
    • Une épidémie de dengue sévit actuellement dans la zone frontalière entre l'Argentine, le Brésil et le Paraguay.
      Elle peut concerner les nombreux voyageurs qui se rendent aux chutes d'Iguaçu.
      Rappelons que :

      • la dengue se manifeste par un syndrome grippal sévère (fièvre, douleurs articulaires et musculaires) qui ne doit pas être traité par aspirine mais par paracétamol pour ne pas s'exposer aux risques hémorragiques de la maladie
      • il n'existe pas de vaccination
      • la maladie est transmise par piqûres de moustiques (dans la journée, contrairement aux moustiques vecteurs du paludisme)
      • la seule prévention est, dans la journée, la protection de la peau et des vêtements par des répulsifs efficaces, qu'il est préférable de se procurer avant le départ (Insect Ecran,Repel Insect, Cinq sur cinq Tropic...)
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  9. ENCEPHALITE JAPONAISE EN INDE (décembre 2009)
    • Une épidémie d'encéphalite japonaise sévit actuellement dans les zones rurales du très touristique état d'Uttar Pradesh (Agra, Bénarès, Lucknow).
      Elle devrait diminuer dans les semaines à venir. Les voyageurs sont, heureusement, peu concernés par cette maladie.
      Quels risques pour eux ? La maladie transmise par piqûres de moustiques pendant la période de mousson et les semaines suivantes, concerne essentiellement les personnes séjournant longuement dans ces régions (paysans, humanitaires). Le risque urbain est minime. Quelles précautions pendant le voyage ? Si le vaccin, qui doit être fait dans un Centre de vaccinations internationales, n'est pas indiqué actuellement dans le cadre d'un voyage classique, la protection individuelle contre les piqûres de moustiques l'est d'autant plus que sévissent aussi paludisme, dengue et chikungunya.
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  10. DENGUE AU CAP-VERT (4 novembre 2009)
    • Une épidémie de dengue touche actuellement les îles du Cap-Vert, comme chaque année à la fin de la saison des pluies. Environ 3000 cas (non encore confirmés par l'Institut Pasteur de Dakar) ont été déclarés essentiellement sur les îles de Santiago, Maïo, Fogo et Brava. Une campagne d'éradication des moustiques et de leurs foyers larvaires a été mise en place par les autorités. Les cas restent bénins dans l'immense majorité des cas et seuls quelques cas de dengue hémorragique ont été décrits.
      Le risque, s'il existe pour les voyageurs, est limité à condition qu'ils se protègent efficacement contre Aedes Aegypti, moustique vecteur de la maladie, contre laquelle il n'y a pas de vaccin. Il est donc capital d'utiliser dans la journée (mais aussi pendant la nuit, car le paludisme local peut se réactiver) un répulsif efficace pour la peau et les vêtements (Insect Ecran, Repel Insect, Cinq sur cinq tropic...), et de dormir sous une moustiquaire imprégnée.
      Rappelons que la dengue se manifeste comme un gros syndrome grippal (fièvre et douleurs musculaires et articulaires), et qu' il est capital de ne jamais utiliser d'Aspirine mais du Paracétamol (Doliprane, Efferalgan...) en cas de fièvre non diagnostiquée.
      Nous surveillerons l'évolution de cette épidémie.
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  11. FIEVRE JAUNE A TRINIDAD ET TOBAGO (septembre 2009)
    • Une "dernière minute" du Ministère des Affaires Etrangères signale un risque de Fièvre Jaune sur ces îles, qui, si elles sont potentiellement en zone endémique (proximité du Venezuela et du Guyana), ne nécessitaient pas jusqu'à ce jour que les voyageurs soient vaccinés. La vaccination est actuellement conseillée, sans être obligatoire. Nous rappellons qu'elle doit être faite dans un centre agréé, au moins 10 jours avant le départ, pour une primo-vaccination (avec des contre-indications que nous avons mentionnées précédemment, en particulier pour les seniors).
      Elle prend effet immédiatement pour une revaccination.
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  12. GRIPPE A - LE POINT SUR LA PANDEMIE (1er septembre 2009)
    • L’épidémie de grippe A(H1N1), qui a débuté au Mexique en avril dernier, s’est propagée à de nombreux pays dans le monde pour aboutir à cette situation de pandémie, dont il faut rappeler que la définition n’obéit, selon l’OMS, ni à des critères de gravité, ni à des critères de nombre de cas mais à des critères de diffusion géographique (deux foyers, au moins, devant être avérés sur chaque continent).
      Nous allons, ici et maintenant, tenter de donner une explication objective en temps réel des risques de cette première pandémie du XXIéme siècle.

      Nombre de cas

      Environ 300000 (trois cent mille) patients ont été, à ce jour, atteints par le virus A(H1N1) dans le monde.

      Ce nombre, qui reflète une donnée encore approximative et variable, augmentera, bien sûr ; mais si on se réfère aux pays de l’hémisphère sud où les pics épidémiques semblent avoir été atteints, il n’a, nulle part été comparable au nombre de cas d’une épidémie de grippe saisonnière dans ces pays.

      Rappelons qu’en France, chaque année (et malgré les campagnes de vaccination), la grippe touche plusieurs millions de personnes.

      Gravité

      Bénigne dans l’immense majorité des cas, elle peut être grave quand sont présents certains facteurs de risque :

      • les âges extrêmes de la vie. Facilement compréhensible pour le grand âge, l’explication est plus aléatoire pour les jeunes enfants dont on pense qu’ils n’ont, contre ce virus, aucune immunité, acquise antérieurement.
      • les maladies préexistantes : en particulier les pathologies chroniques cardiaques, respiratoires, immuno-déficientes mais aussi hépatiques, rénales ou métaboliques (diabète)
      • enfin sans qu’il s’agisse de pathologies, la grossesse et l’obésité se sont avérées être des facteurs d’aggravation.

      Mortalité

      Elle est extrêmement variable d’un pays à l’autre : de 1 cas pour 1000 pour la Chine, à 5 cas pour 100 pour la Jamaïque. La question se pose de savoir pourquoi ils varient considérablement, dans des pays voisins, de niveaux socio-économiques équivalents où le nombre de cas est comparable : le Chili a enregistré 0,3% de mortalité et l’Argentine 4,5%. Le taux moyen de mortalité de la grippe saisonnière en France est de l’ordre de 1 pour 1000.

      Protection

      Le plus préoccupant, aujourd’hui, des problèmes liés à cette grippe A est sa vitesse de propagation liée à sa contagiosité à une période de l’année où les voyages sont les plus nombreux vers des régions de l’hémisphère sud (Amérique Latine, Australie) ou vers des régions de l’hémisphère nord touchées par voisinage (les Etats-Unis ont été les premiers atteints par la grippe « mexicaine »).

      - Comment se protéger dans une région où sévit véritablement la grippe ?

      La transmission du virus est aérienne et se fait essentiellement par contact direct et par projection par la toux. Le lavage répété des mains par une solution hydro-alcoolique et le port d’un masque protecteur de type FFP2 (qui doit être changé toutes les 4 heures) sont des mesures efficaces mais plutôt réservées à des professionnels de santé en contact prolongé avec des patients. Le port de masques chirurgicaux est illusoire au plan de la protection (il sera plutôt utilisé par les malades pour éviter les projections d’une toux contaminante).

      - Vaccination

      Elle est attendue avec impatience, avec de nombreux points d’interrogation, sur sa date de « mise sur le marché », sur son mode d’administration (1, 2, voire 3 injections, où et par qui?!), sur son efficacité et sur son innocuité.

      - Traitements

      Si les traitements antiviraux (Tamiflu et Relenza), n’ont pas été nécessaires dans l’immense majorité des grippes, guéries en quelques jours sous Paracétamol, ils pourraient s’avérer utiles en traitement préventif, mais seulement en cas de contact direct d'un sujet à risque avec un malade.

      - Où voyager ? Où ne pas voyager ?

      Il n’y a, à ce jour aucun pays où le risque est assez important ni par le nombre de cas de grippe ni par leur gravité pour y contre-indiquer un voyage (nous l’avons fait en d’autres circonstances). Les contre-indications éventuelles sont relatives et individuelles, essentiellement liées, nous l’avons dit, à des pathologies préexistantes.

      La pandémie grippale, telle qu’elle se présente aujourd’hui, n'est pas différente d'une grippe saisonnière de l'hiver austral qui s'est propagée non seulement dans l'hémisphère sud comme c'est habituel, mais aussi dans l'hémisphère nord, favorisée par les voyages transcontinentaux plus nombreux à cette période de l'année. Mais est-ce fondamentalement différent de ce qui se passe tous les ans ?
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  13. GRIPPE A(H1N1) AU VIETNAM (24 juillet 2009)
    • Les premiers cas de grippe A(H1N1) viennent d'apparaître à Ho-Chi-Minh-Ville et les autorités vietnamiennes n'ont pas attendu pour mettre en place un contrôle sévère à l'arrivée ( fiche de renseignement sanitaire à remplir pendant le vol, détecteurs de fièvre à l'aéroport de débrquement), avec mesures d'isolement au moindre doute et jusqu'à preuve de non infection).

      La situation risque de ne pas être simple pour le voyageur fébrile qui ne pourra pas donner une explication plausible de sa fièvre.

      Il est, une fois de plus, important de préciser qu'il n'y a, pas plus qu'ailleurs, de raison de différer ou d'annuler un voyage au Vietnam.

      Les conseils d'hygiène individuelle et en particulier le lavage fréquent des mains restent les mesures élémentaires de prévention d'une maladie qui reste une grippe bénigne dans l'immense majorité des cas.
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  14. GRIPPE A(H1N1) AUX ETATS-UNIS (11 mai 2009)
    • Les Etats-Unis ont à ce jour confirmé 2254 cas de grippe A(H1N1) répartis dans 45 Etats. Seuls 80 ont été hospitalisés. 3 personnes sont décédées.
      Les épidémies de grippe saisonnière entraînent chaque année, aux Etats-Unis, en moyenne, la mort de 35000 personnes.
      La comparaison de ces chiffres, même si de nouveaux cas vont être révélés dans les jours et les semaines suivantes, doit faire relativiser la gravité et l'extension de cette grippe.
      Il est, bien sûr, raisonnable d'observer, sans obsession, les consignes individuelles d'hygiène et de protection.
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  15. LE POINT SUR LA GRIPPE A(H1N1) DANS LE MONDE ET EN FRANCE (6 mai 2009)
    • A ce jour, plus d'un mois après l'apparition des premiers cas, l'OMS a recensé 1429 cas, confirmés de grippe A(H1N1),répartis dans 21 pays, dont 31 mortels ( presque exclusivement au Mexique, point de départ de l'épidémie)... En France, les 6 cas confirmés vont bien. La virulence et le risque d'extension de la maladie semblent moins importants qu'initialement prévus. Quelques nouveaux cas seront, cependant, constatés dans les jours ou les semaines prochaines justifiant le maintien de l'alerte de niveau 5 par l'OMS. Cette vigilance ne devrait pas empêcher le courant plus optimiste qui semble se mettre en place.
      Le nombre de cas confirmés est de très loin inférieur à celui d'une épidémie de grippe saisonnière.
      A titre d' exemple, en France, en janvier-février dernier, le virus grippal a touché, 2 millions de personnes entrainant plus de 2000 décès.
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  16. EXPLICATION DE L’ALERTE PHASE 5 DE LA PANDEMIE DE GRIPPE A (H1N1) ? (30/04/09)
    • L’OMS par son Directeur Général, le docteur Margaret Chan a informé les autorités sanitaires mondiales du passage de l’alerte à la pandémie de la phase 4 à la phase 5 sur une échelle de 6.

      Il suffit d’ouvrir un journal, un poste de radio ou de télévision, pour constater le degré de panique qui s’est emparé de la population par médias interposés.

      A quoi correspondent ces phases d’alerte, reflets du principe de précaution, qui fait craindre aux medias mais aussi aux politiques et aux scientifiques d’être pris en « défaut d’information » ?

      Les phases 1 et 2 ne font que témoigner du fait qu’un virus grippal circulant chez certains animaux pourrait être transmis à l’homme. On peut noter que cette situation est présente partout et en permanence sur toute la planète.

      Les phases 3 et 4 sont décrétées si un virus grippal se transmet localement, « capable de provoquer des flambées à l’échelon communautaire ». C’est ce qui intervient dans les épidémies de grippe saisonnière, qui ont le potentiel de s’étendre géographiquement, par l’activité propre du virus favorisée aujourd’hui par le grand nombre de voyages inter et transcontinentaux.

      Cela amène très rapidement à la phase 5, décrétée par une « propagation interhumaine du virus dans au moins deux pays d’une région de l’OMS » (notion qu’on peut rapprocher d’un continent). Cette mesure est destinée à mettre en place, avec la phase 6 l’organisation de la lutte contre une éventuelle pandémie*, sans préjuger ni du nombre de cas, ni de la gravité de la maladie.

      Personne ne pouvant prédire ni l’un ni l’autre, l’OMS est dans son rôle en mettant en place cette organisation à l’échelon planétaire, mais ce n’est pas le rôle des médias ni des politiques de donner une image de catastrophe sanitaire mondiale annonçée.

      A ce jour, le nombre de cas reste très limité dans tous les pays où le virus a été importé et cette grippe A( H1N1), qui n’est plus dénommée ni porcine, ni mexicaine, ne semble pas avoir la virulence crainte. Le fait qu’il s’agisse d’un virus mutant d’un virus connu, n’est pas nécessairement un facteur de gravité.

      Cela ne doit pas faire relâcher la vigilance mais ne doit pas, non plus, laisser s’installer une paranoïa injustifiée.

      *Pandémie : épidémie qui s’étend sur plusieurs continents (le petit Larousse). La notion de pandémie est une notion d’extension géographique indépendante du nombre de cas.
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  17. EPIDEMIE DE GRIPPE PORCINE AU MEXIQUE (27 avril 2009)
    • Une épidémie de grippe à virus H1N1, transmise du porc à l'homme, et transmissible d'homme à homme, frappe depuis quelques semaines la région de Mexico. Ce virus touche habituellement des populations en contact rapproché avec des porcs et la raison n'est pas claire pour laquelle on est en présence de cas urbains concernant des sujets jeunes. Il semble qu'à ce jour, une soixantaine de décès puissent lui être imputés. Quelques cas, plus bénins, sont survenus aux Etats-Unis et au Canada chez des voyageurs de retour du Mexique.
      Les autorités sanitaires locales recommandent d'éviter les contacts rapprochés ( transports en commun, lieux de vie),et de porter un masque protecteur (dont on connait la très relative efficacité).
      La maladie se transmettant uniquement par voie aérienne (donc jamais par voie digestive ; il n'y a aucun risque à consommer de la viande de porc cuite).

      Quels risques pour les voyageurs ?
      Dans l'état actuel de ce que l'on sait, il est raisonnable de leur demander d'observer, à Mexico et dans les régions frontalières avec les Etats-Unis les mêmes précautions que celles demandées aux Mexicains. Les autres provinces et en particulier les régions touristiques de la côte Pacifique, du Chiapas ou du Yucatan ne sont pas concernées.

      Bien que le virus responsable soit probablement un mutant, on peut conseiller aux voyageurs de faire faire une vaccination antigrippe (dont une souche H1N1 est présente dans le vaccin 2008-2009 encore disponible).
      Quant au traitement préventif antiviral, nous n'avons pas, à ce jour de preuve de son efficacité.
      Pour les voyageurs effectuant un transit aux Etats-Unis, à Houston ou Miami (essentiellement au retour) il est vraisemblable que les autorités sanitaires locales seront strictes, et prendront des mesures d'isolement à la moindre fièvre.
      Nous sommes, au début de la médiatisation et de la dramatisation de ce qui n'est, à ce jour,qu'une épidémie de grippe. Nous tiendrons informés les voyageurs de son évolution et de la réalité des risques et de leur prévention.
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  18. LA CONSULTATION MEDICALE D'ALTITUDE : POURQUOI, POUR QUI (avril 2009)
    • Un lieu-commun fréquent (mais faux) fait dire qu’on va en montagne pour s’oxygéner! S’il est vrai, que l’air y est moins pollué, la pression d’oxygène de l’air ambiant diminue à mesure que l’altitude s’élève (d’un tiers à 3500 mètres, de moitié à 5500 mètres, des deux-tiers au sommet de l’Everest).

      C’est cette diminution de la quantité d’oxygène disponible qui peut être la cause d’inconfort d’abord, d’accidents mineurs ensuite (mal aigu des montagnes), d’accidents graves enfin (œdème pulmonaire et œdème cérébral de haute altitude).

      Le MAM peut survenir lors d’une ascension mais aussi d’une arrivée dans un aéroport ou dans une ville situés à plus de 3500 mètres ( La Paz en Bolivie et Cuzco au Pérou par exemple).

      La première (et, peut-être la plus importante) des mesures de prévention doit intervenir avant le départ : c’est la consultation dans un centre de médecine de montagne. C’est lors de cette consultation que seront décelées l’aptitude ou les contre-indications et prodigués les conseils qui diminueront les risques d’ incidents mineurs ou d’accidents graves, responsables de rapatriements sanitaires de plus en plus fréquents, qui pourraient être évités par une prévention bien conduite.

      A qui conseiller cette consultation ?

      • A ceux qui peuvent présenter un risque : pathologie connue cardiaque ou respiratoire.
      • A ceux qui ont mal supporté un voyage antérieur, quelle que soit l’altitude à laquelle sont survenus les symptômes.
      • A partir de 4000 mètres, à tous ceux dont il s’agit du premier séjour en haute altitude, même jeunes, même sportifs entraînés (rappelons que la survenue d’un MAM est individuelle et indépendante de l’âge et de la condition physique)
      • Aux trekkers de « vraie » haute altitude, à partir de 5000 mètres, si le trek projeté monte plus haut que les treks antérieurs.

      Qui pratique cette consultation ?

      Plutôt que le médecin traitant ou le cardiologue, qui ne constateront que des contre-indications relatives, il est recommandé de consulter un spécialiste de médecine de montagne.

      La consultation et, en particulier le test de résistance à l’hypoxie, qui mettant, au repos puis à l’effort, le patient en simulation d’altitude vers 5000 mètres, évalueront sa capacité à s’y adapter.

      Les conseils seront alors donnés : prescription de traitement préventif (Acétazolamide), mais aussi conseils d’ascension (qui relèvent surtout de la responsabilité de l’organisateur du trek) : défaut d’acclimatation, montée trop rapide, séjour prolongé en très haute altitude, présence tout au long du trek d’un caisson hyperbare portable (et de personnes sachant l’utiliser).

      Où trouver une consultation de médecine de montagne ?

      Il est, bien évidemment, plus facile de consulter dans les régions de montagne (Lyon, Grenoble, Chamonix, Toulouse) mais aussi à Paris, Marseille ou Nantes.

      Plutôt que d’établir une liste plus ou moins complète de ces consultations, nous nous répondrons par courriel (sante.en.voyage@gmail.com) à ceux qui n’en auraient pas trouvé dans les CHU ou CHR de leurs régions.

      Un point pratique (non négligeable) : la Sécurité Sociale prend en charge cette consultation si elle est prescrite par le médecin traitant.
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Si, après leur lecture,
vous n'avez pas trouvé réponse à toutes vos questions, vous pouvez les poser au docteur Michel Athouel (en l'absence du docteur Adida, du 2 février au 25 février inclus) par email.