Un grand tour du Péloponnèse au volant de votre voiture de location qui démarrera par le Nord. Après avoir traversé l’isthme de Corinthe par le pont Rion-Antirion, vous arriverez sur la péninsule du Péloponnèse à l’histoire aussi mouvementée que son relief ! Montagnes dominées par le mont Taygète, nombreuses vallées enclavées parsemées d’oliviers et d’orangers, côtes maritimes déchiquetées. À vous de rythmer vos journées entre découverte des sites antiques comme Corinthe, Olympie, Delphes, l’Acropole à Athènes ou Mystras, la mystérieuse et séduisante cité byzantine à l’abandon mais encore bien accrochée au flanc de sa colline. Et pauses-gourmandes en terrasse.
L'avis du spécialiste
De Nauplie à Delphes, les différentes tables ont émoustillé mes papilles : les Dolmades, le Meliddzano salata, le vrai Tzastziki, les keftedes, un vrai régal !!!
Sandrine, spécialiste Grèce
Jour 1 : France - Athènes
Vol vers Athènes. Accueil à l'aéroport et transfert jusqu'à votre hôtel. Suivant l'heure de votre arrivée, ne manquez pas l’Acropole et le Parthénon, symboles de la puissance de Périclès
Jour 2 : Athènes - Tolo (192 km / 3h25)
Après avoir récupérer votre voiture de location dans le centre-ville d'Athènes, vous prenez la direction de Tolo, située face à l’île Spetzes. Sur la route, vous passerez l’isthme de Corinthe, coincé entre le golfe Saronique et celui de Corinthe. Sa cité antique abrite le temple d’Apollon, belle porte d’entrée sur les vestiges des terres intérieures.
Jour 3 : Tolo - Mystras (125 km / 2h)
Sur la route qui vous mène à Mystras, vous vous arrêterez découvrir Nauplie. Comment ne pas tomber sous le charme de cette ville qui fut la première capitale de la Grèce moderne, entre 1828 et 1834 ! Après avoir laissé la voiture sur le port, déambulez dans les ruelles de la vieille ville aux demeures néoclassiques, façades ocre et toits de tuiles roses, admirez les fontaines turques, faites un arrêt dans les échoppes des artisans, et savourez des keftedes sur la place de la Constitution. Puis, vous reprendrez la route pour Sparte, la capitale de la Laconie. De l'Antiquité, il ne reste rien, hélas. C'est aujourd’hui une ville moderne et paisible aux rues bordées d’orangers, dominée par la chaîne enneigée du mont Taygète culminant à 2 404 m. On peut y visiter le musée de l'Olive et de l'Huile.
Jour 4 : Mystras - Méthoni (123 km / 4h)
Mystras, la "Florence de l’Orient" est l’ancien centre culturel et spirituel de la Grèce byzantine. Votre matinée est consacrée à la visite de ce lieu hors du temps : ses églises, ses monastères, ses maisons à l'abandon. Vous y croiserez sûrement des religieuses repliées dans ce site classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Après le déjeuner, vous partirez pour Méthoni. En arrivant dans ce petit port de pêche de la côte Sud-Ouest du Péloponnèse, vous apercevrez la forteresse vénitienne, perchée sur son promontoire.
Jour 5 : Méthoni - Olympie (170 km / 4h30)
En route pour la vallée de l’Alphée et Olympie ! Petit arrêt contemplatif à Pylos située sur la côte de la mer Ionienne, en face de l’île rocheuse de Sfaktiria. Mais ne traînez pas trop car l’étape suivante mérite qu’on s’y attarde. Olympie a été dans l’Antiquité un centre religieux dédié à Zeus. C’est sous sa protection que se sont tenus tous les 4 ans, à partir de 776 avant J.-C., les J.O., des jeux sportifs mais de caractère sacré qui rassemblaient des Grecs de Grèce et des colonies. Prévoyez la demi-journée pour visiter le Musée archéologique plus qu’intéressant et le site, qui s’étend sous d’agréables frondaisons.
Jour 6 : Olympie - Delphes (240 km / 3h10)
Aujourd'hui vous rejoignez Delphes par le pont à haubans Rion-Antirion, ouvert en 2004. Cette merveille des temps modernes est aussi nommée pont de Poséidon ou pont des Français ! Sur le chemin, offrez-vous une pause dans la charmante ville portuaire de Naupacte. Vous arriverez dans la soirée à Delphes. La légende raconte que Zeus, désirant connaître le "centre de l’univers", lâcha dans les cieux deux aigles qui se rencontrèrent au-dessus du mont Parnasse. Delphes fut dès ce jour considérée comme le "nombril du monde".
Jour 7 : Delphes - Athènes (187 km / 2h30)
Journée de découverte de Delphes. Le site, tout d’abord, est d’une grande beauté. Il s’étage de façon théâtrale sur le flanc du mont Parnasse parsemé de pins, de cyprès et d’oliviers. Le sanctuaire, dédié à Apollon a été, au VIe siècle, le symbole de l’unité du monde grec. Les pèlerins venaient en grand nombre y consulter la Pythie dans une salle souterraine du temple, l’adyton. Le musée actuel présente une fabuleuse collection d’objets trouvés sur place et sur d’autres sites grecs. Ses pièces maîtresses sont l’aurige (admirez les muscles et tendons des chevilles, le drapé de la robe, l’expression du visage), la salle des trésors chryséléphantins avec un taureau presque grandeur nature. Retour à Athènes et restitution de votre véhicule en centre-ville.
Jour 8 : Athènes - France
Transfert à l'aéroport et vol retour pour la France
Fiche pratique
La bonne saison
La Grèce bénéficie d’un climat méditerranéen, avec des hivers doux et des étés secs, même s’il existe des variations régionales. Par exemple, les pluies sont plus fréquentes à l’Ouest qu’à l’Est, et il fait plus froid au Nord qu’au Sud. Les mois les plus agréables sont avril, mai, juin et septembre car les températures sont douces, la végétation encore verte et les fleurs omniprésentes. En Grèce continentale, juillet et août sont très chauds.
Accès
Comptez environ 2h30 de vol pour un Paris / Athènes
Décalage horaire
+ 1h en été et en hiver.
LE SAVIEZ-VOUS ?
Le château de Mystras a été construit à partir de 1249 par un champenois, Guillaume de Villehardouin, prince de Morée et duc d’Achaïe. En 1259, Villehardouin est fait prisonnier par l’empereur de Byzance, Michel VIII Paléologue, qui exigea de lui, comme prix de sa liberté, la cession de Monemvassia, Maïna et Mystras.
Atmosphère, atmosphère !
Relire "Les Caractères" de La Bruyère…Pour une satire savoureuse où la Grèce est à l’honneur, relisons "Irène", qui fait partie de l’ensemble des Caractères de La Bruyère.
Irène est le nom de l’impératrice de Byzance, qui désignerait, Madame de Montespan, la favorite de Louis XIV. Celle-ci allait régulièrement en cure thermale pour soigner... d’après les mauvaises langues, ses “maladies imaginaires”. Épidaure, on le sait, était célèbre dans l’Antiquité pour les oracles qui se rendaient dans le temple d’Esculape, dieu de la médecine. Certains n’hésitaient pas à faire de grandes dépenses pour aller sur place consulter les oracles.