Géographie et environnement

16/01/2017

Géographie

Situés sur la corne de la péninsule arabique, les Émirats s’alignent pour six d’entre eux sur la côte du golfe Persique. Seul, Fujaïrah fait face au golfe d’Oman. Ses voisins sont l’Arabie saoudite au sud et à l’ouest, le Qatar au nord-ouest, le sultanat d’Oman à l’est pour pays limitrophes. Les EAU se disputent la propriété des îles de Abou Moussa, Grande et Petite Tunb avec l’Iran.

Le désert est omniprésent (4/5e du territoire) et limite l’expansion des capitales essaimées sur la plaine littorale composée de steppes et d’étendues plus ou moins marécageuses (sebkhas). Le Rub al-Khali ou “quart vide” sans doute le plus grand désert de sable du monde (650 000 km2) se répartit entre l’Arabie Saoudite, le sultanat d’Oman et le Yémen. La partie émiratie est essentiellement composée de dunes immenses (jusqu’à 200 m de haut à Liwa). Au nord et à l’est, les monts Hadjet et omanis culminent à 1 500 m, leurs reliefs dénudés, âpres, abritent de rares villages et oasis postés sur les anciennes routes commerciales. À Fujaïrah, côte est, les aplombs des montagnes plongent dans les eaux du golfe d’Oman.

Faune

De tout temps, les tortues imbriquées ont élu l’île de Saadiyat pour nidifier. Reconnue espèce menacée par l’Union internationale de conservation de la nature, cette sympathique population d’animaux marins a vu son effectif mondial diminuer de 80 %. Il n’existait pas, avant la création de la réserve, de programme de protection dans le golfe Persique. C’est dire si les 9 km de plage qui leur sont dédiés représentent un progrès ! L’observation se fait grâce à des passerelles, l’éclairage de nuit étant réduit pendant la période de ponte (avril à juillet), car susceptible de désorienter les petits.

La faune, après avoir payé un lourd tribut au progrès et à la chasse, fait l’objet d’attentions conservatrices. L’oryx d’Arabie, la gazelle des Sables et la gazelle d’Arabie sont aujourd’hui protégés et élevés à Delaika, au sud d’Abu Dhabi, le léopard d’Arabie bénéficie d’un programme de reproduction en captivité au Centre d’élevage de la faune sauvage de Sharjah.

Toujours sauvage, le tahr d’Arabie peuple les monts Hajar faisant de rapides incursions aux abords des oueds pour se désaltérer. Bien plus courant, le lièvre d’Arabie vit dans les steppes à l’instar du lézard à queue épineuse. 434 espèces d’oiseaux ont été répertoriées dont des échassiers, des oiseaux aquatiques près d’Abu Dhabi, sur les lacs ou dans les criques entre Ajman et Ras El Khaïma et bien sûr, l’emblématique faucon.

Flore

Depuis toujours ou presque, le palmier dattier est l’arbre indissociable du désert. Essence “à tout faire”, il est cultivé pour ses fruits, son bois et ses fibres (construction des bateaux, toits des habitats vernaculaires, feuilles pour la vannerie, fibres pour les cordes). La majorité des autres plantes provient de pépinières : acacias, tamaris, eucalyptus, néfliers, bougainvilliers ornent les jardins.

Quatre réserves montagneuses et trois zones maritimes protègent la faune et la flore de Fujaïrah, notamment en raison de la richesse de la flore des monts Hajar, fragilisée par la voracité des troupeaux et la cueillette.

Environnement

En 2014, les Émirats arabes unis figuraient parmi les pays présentant l’empreinte écologique par habitant la plus forte avant le Danemark, Singapour ou la Suède. Dans le même temps, la ville de Masdar, modèle écologique urbain, émergeait du désert. Voilà de quoi révéler les contradictions de la fédération prise entre une croissance insolente, un mode de vie particulièrement dispendieux en énergies (en raison notamment des conditions climatiques extrêmes), un tourisme de luxe (dont la passion du golfe), une expansion démographique et la création d’îles artificielles néfastes aux environnements sous-marins, associés à une augmentation importante du trafic aérien, routier et maritime.

La volonté de protéger ses richesses naturelles, la flore et la faune émerge au niveau gouvernemental et entraîne des actions concrètes comme la création de réserves terrestres et maritimes. Le public se montre peu sensible aux nécessités écologiques et l’éducation sera sans doute l’un des défis à relever pour le gouvernement. Un programme a été mis sur pied en association avec le WWF pour les écoliers. À l’heure où les chercheurs mettent au point une technique pour ensemencer les nuages et faire naître la pluie, où l’aquaponie entre dans les pratiques agricoles, les enjeux demeurent considérables.

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